Une nécessité : les apprentissages tout au long de la vie

Les apprentissages tout au long de la vie

En 2005, l’UNESCO publiait le rapport « Vers les Sociétés du savoir » qui montrait les risques et les opportunités engendrés par la révolution cognitive et technologique héritée du XXème siècle.
On reconnaît aujourd’hui que le savoir est devenu l’objet d’immenses enjeux économiques, politiques et culturels, au point de pouvoir prétendre qualifier les sociétés dont nous commençons à voir se préciser les contours.
Après les rapports Faure et Delors, ce constat a renforcé l’idée que les apprentissages tout au long de la vie étaient une nécessité.
En 2013, L’UNESCO publiait un nouveau rapport « Renouveler la vision des sociétés du savoir pour la paix et le développement durable » qui insistait sur la notion de développement durable qui rendait encore plus nécessaire les apprentissages tout au long de la vie conduisant à une plus grande autonomie des personnes gage d’une participation effective à l’action collective.

Pleine participation de l’apprenant

… *ce sont les individus qui transforment les sociétés, pas les technologies. Les nouvelles TIC offrent d’immenses possibilités d’accélérer les progrès en faveur d’un développement durable et inclusif, mais elles ne sont pas suffisantes. L’autonomisation des femmes et des hommes exige, en plus d’un accès à l’information, les capacités de transformer cette information en savoir. Cela suppose un apprentissage de qualité, en environnement  formel et informel, selon des méthodes qui encouragent la pleine participation de l’apprenant. Pour ce faire, des politiques ciblées sont nécessaires afin de combler les nouvelles fractures numériques qui apparaissent à travers le monde, entre les sociétés et en leur sein.

*Notre point de départ consiste à rappeler que si le savoir peut  faire  l’objet d’une valorisation en termes économiques, il est aussi  au  cœur  de  la  culture  et  de  la  vie humaine dans des sociétés pacifiques. Nous insistons sur le fait que l’accès universel à l’information est une condition essentielle, mais non suffisante de l’édification de sociétés du savoir pour la paix et le développement  durable. En  effet, savoir  implique  sens, appropriation et participation. L’accès au savoir, c’est beaucoup plus que l’accès aux TIC ou à l’information numérique.

Le savoir renvoie à l’apprentissage dans des contextes d’éducation formelle ou informelle et il s’acquiert par l’expérience.
Le savoir est un moyen d’atteindre des objectifs sociaux ou économiques.Il est essentiel à la socialisation culturelle, à la participation politique et à l’intégration aux  marchés. Il est aussi le chemin qui mène à l’émancipation individuelle et collective et doit être valorisé pour lui-même. Nous ne pourrons réaliser tout le potentiel des  réseaux numériques et des applications des médias et de l’information qu’à condition de trouver le juste équilibre entre intérêts privés et publics à l’égard du savoir.

Les questions concernant *le savoir, le développement durable et les apprentissages tout au long de la vie seront au cœur des échanges lors du 5ème forum mondial sur les apprentissages tout au long de la vie à Saint-Pétersbourg les 25, 26 et 27 mai 2017.

Bonne lecture


Pierre Landry
www.A-GRAF.org Groupe de recherche sur l’autoformation
www.CMA-LifelongLearning.org World Committee for Lifelong Learning (CMA)

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