UNE ASSOCIATION DYNAMIQUE : ACCESSIBILITÉ PLUS

Accessibilité Plus

Les membres d’ACCESSIBILITE PLUS participent depuis plusieurs années à de très nombreux groupes de travail, commissions, colloques, congrès. Et ce, à tout niveau : local, régional et national. Les enseignements qu’ils en retirent autant que leurs connaissances –des milieux du bâtiment, du handicap et des questions relatives à l’accessibilité et des acteurs de sa mise en œuvre– les ont convaincus de la nécessité de s’investir dans la mise en place d’une méthodologie répondant aux exigences de qualité et aux attentes générées par la loi de 2005. Ils ont entrepris ce chantier en conservant certains acteurs actuels pour la “philosophie” tout en œuvrant avec les autres pour aboutir.

D’horizons et de cultures différents, mais tous très pragmatiques, ils se sont rencontrés autour d’une cible commune : l’accessibilité de tout pour tous, facteur d’autonomie pour un bon nombre de citoyens et réel confort d’usage pour l’ensemble. Et ils entendent bien y participer ! Le manège –décrit dans un article paru dans la revue « Pouvoirs Locaux »— ils n’y ont jamais mis les pieds et leurs efforts ont été vains pour rentrer en contact et se faire entendre des multiples acteurs qui, les uns après les autres formaient un rempart ; les uns suite à leur nomination, en orientant leur projet dans telle ou telle direction et créant des commissions dans lesquelles les autres soit-disant « sachants » et dits représentants des personnes concernées s’accrochant, tels des berniques à une à des commissions et comités Théodule. Ces populations nécrosent les réseaux menant de la personne en perte d’autonomie à un pouvoir inexistant. Maintenant que la situation devient critique et difficile pour des personnes handicapées conscientes que rien ne peut se faire sans elles, et que la confiance en ce qui est pyramidal est évanescente, il devient plus que nécessaire que les Agendas d’Accessibilité Programmée soient strictement appliqués dans les meilleurs délais. Il faut aussi et surtout, l’application d’une méthodologie qui parte de la base incluant bien évidemment les métiers du bâtiment et les fabricants de matériels proches des besoins des personnes.

MARCHE POTENTIEL
Au 1er janvier 2014, 65 millions 821 mille habitants en France : 31 889 hommes et 33 932 femmes. Dont :
1. 6 à 8 millions de personnes en situation de handicap pour un marché potentiel de plusieurs milliards €
2. 14 à 18 millions de personnes âgées assurant un marché estimé en 2013 à 93 milliards €, qui évoluerait jusqu’à 130 milliards € en 2020 et serait créateur de 300.000 emplois. En 2025, un tiers de la population serait des personnes âgées.
3. Les personnes ayant fait une chute ou venant de subir une opération les rendant momentanément à mobilité réduite
4. Les personnes ayant subi un accident domestique : 18 500 morts en 2010, 4,5 millions de blessés et 200 hospitalisations par jour.
5. Les personnes relevant d’un accident de travail sur site ou lors du trajet domicile – travail
6. Les personnes ayant eu un accident de la route : 18 000 morts en 1972, le chiffre a chuté à 3 250 morts en 2013, sans oublier les nombreux blessés dans les deux cas.
7. Les personnes valides bien sûr totalement concernées, car la situation de mobilité réduite peut être provisoire comme pour une femme enceinte, momentanée pour une personne poussant un landau, un citoyen portant des bagages ou des provisions en retour de marché. Sans oublier que toutes ces personnes bénéficient d’une espérance de vie en progression.

En d’autres termes, l’ensemble de la population est concerné par l’accessibilité de tout pour tous* et le confort d’usage. Comment ignorer que les utilisateurs sont demandeurs de l’accessibilité et de l’adaptabilité de leur logement (à 90 %, ils souhaitent rester à leur domicile entourés de leurs environnements familial et de voisinage, des sociétés de services et de soins à domicile, et des souvenirs de leur parcours de vie)
Pour simple valeur d’exemple, l’un des membres d’Accessibilité Plus a conçu et présenté à BATIMAT 2013, un appartement à services intégrés en partenariat avec plusieurs industriels. Les commentaires reçus à ce sujet sont éloquents !

APPROCHES
L’association a travaillé pour présenter ses actions, remarques et suggestions, afin de rendre cette loi du 11 février 2005 plus opérationnelle, plus lisible et l’étendre au logement existant – parc de 28 millions d’unités – et aux propriétaires occupants de maisons individuelles, sans oublier les logements des personnes âgées.

Ils mettent un coup de projecteur sur trois points fondamentaux à préciser et/ou à rappeler :

Point 1
ACCESSIBILITE PLUS ne parle ni de handicap ni d’accessibilité,  jusqu’à ce jour traités partiellement ou marginalisés, mais non considérés comme techniques à part entière : ils jouent la carte « confort d’usage ».

D’une manière plus pragmatique, ils associent dans ce confort d’usage les techniques connexes que sont l’acoustique, la thermique, la sécurité incendie, la sécurité des personnes, la sécurité des biens, l’éclairage, …, et bien sûr l’accessibilité.
L’objectif est de :
● Conserver les performances spécifiques et techniques de chaque composant,
● Assurer la compatibilité entre ces composants,
● Maîtriser la qualité globale de l’ensemble,
● Obtenir une économie significative
● Mettre en place des résultats bénéfiques aussi bien pour les professionnels que pour les utilisateurs.

Point 2
L’espérance de vie continue à progresser, 86 ans pour les femmes et 79 ans et 6 mois pour les hommes. Dans cette logique actuelle, le logement individuel ou collectif que l’on a occupé à 25 ans n’aura pas évolué avec l’avancée en âge ; et lorsqu’une cause de « mobilité réduite » se présentera, il ne sera plus adapté aux déplacements et besoins divers du moment ; il est donc raisonnable de rechercher préventivement des lieux accessibles et un logement pré équipé, voire adaptable, afin de pouvoir faire face aux accidents éventuels de la vie.

Point 3
Quant au regard de l’augmentation du parcours de vie des citoyens pour les années voire les décades à venir, il semble plus que souhaitable que les habitants des villes émigrent –vers les campagnes, les hameaux, les petites villes et autres lieux plus conviviaux, naturels et calmes– avec pour objectif d’investir dans un appartement ou une maison individuelle à services intégrés et adaptables à l’exemple de l’appartement témoin défini précédemment. De nombreuses approches (en France) et réalisations (à l’étranger) existent qui valident ce besoin de nouveaux rapports humains et économiques.
En d’autres termes, ils préconisent de ne plus construire de “logements pour chaque tranche d’âge”, ce qui oblige les maîtres d’ouvrages et promoteurs à se spécialiser dans un créneau impliquant nécessairement un coût de production plus élevé ; ils proposent par contre une seule catégorie de logements transparents et non spécifiques permettant sans réserves le transfert d’une génération à l’autre sans marquage visuel du dit logement ; l’objectif final est de réduire les coûts de construction et/ou de réhabilitation par une standardisation des composants, en maintenant les performances spécifiques et de qualité, entraînant des prix de locations et/ou d’acquisitions beaucoup plus abordables.
Cette méthodologie qu’ils développent devrait permettre de se rapprocher des objectifs prévisionnels 2017 de 500 000 logements.

 

*dont tout le monde parle

5 comments for “UNE ASSOCIATION DYNAMIQUE : ACCESSIBILITÉ PLUS

  1. TORTES SAINT JAMMES
    15 juillet 2014 at 9 h 30 min

    Bravo!!! Jean Philippe travaille bénévolement depuis des années pour faire progresser les choses dans le respect des personnes impliquées, il serait temps que ça bouge, les solutions sont là, les équipes sont là, il ne manque plus que la volonté politique de faire bouger les lignes pour avoir les moyens de vivre ensemble de façon autonome et non-discriminante.

    Nous sommes sur un projet de plus de 150 logements en région bordelaise, je m’engage ici à ce que ce projet, s’il est validé, puisse pleinement servir la cause d’accessibilité plus, sans contrepartie aucune, a part l’honneur et le plaisir de pouvoir être utile et de travailler ensemble à bâtir un monde meilleur et juste plus humain.

    Bravo, bravo et encore bravo!!!!!!!!!

  2. 18 juillet 2014 at 9 h 35 min

    POUR INFO, l’association a notamment pour objet :
    – d’aider les personnes ayant une déficience physique, quelles qu’en soient l’origine et la nature, en développant l’accessibilité et le confort d’usage des bâtiments,
    – de détecter, en liaison avec les usagers, les besoins correspondants,
    – de contribuer à leur réponse, en relation avec les acteurs professionnels du Bâtiment (Maîtres d’Ouvrages Publics et Privés, aménageurs, urbanistes, architectes, collectivités territoriales), de la santé (médecins, ergonomes, psychologues et sociologues, kinésithérapeutes, infirmières, …) et d’une façon générale toute personne morale ou physique contribuant à l’aide et au soutien à domicile,
    – de se positionner en matière de conseil et d’expertise dans les domaines d’intervention, en particulier dans l’évolution de la réglementation,
    – de développer, en liaison avec d’autres partenaires du secteur, des outils spécifiques d’information, de documentation et toutes actions en rapport à son objet social.

    Ses moyens consistent dans tous les modes de rencontres, débats, publications, voyages de recherche et plus généralement toutes opérations mobilières ou immobilières attenantes à son objet.

  3. 8 juillet 2015 at 10 h 16 min

    CONSTANCE DE NOTRE DISCOURS (ACCESSIBILITÉ PLUS)

    Depuis de nombreuses années, nous plaidons pour la nécessaire suppression des cloisonnements générationnels systématiquement générateurs de surcoûts –aux niveaux production, conception et réalisation– qui mécaniquement, impactent fortement le montant des loyers et des acquisitions.

    En France, les idées simples sont longues à faire passer tant auprès des politiques que des professionnels concernés (santé, construction, réhabilitation).

    Rappelons que, quelle que soit la population considérée– personnes à mobilité réduite, personnes âgées, personnes en situation de handicap, …– les professionnels du bâtiment n’interviennent généralement qu’après l’établissement du projet de vie de l’utilisateur par un professionnel de la santé (médecin, ergothérapeute, …)

    En ce qui concerne l’autonomie des personnes âgées, la même carence apparaît dans la future législation où comme pour la loi du 11 février 2005, il n’est prévu aucun outil d’aide à la décision pour les maîtres d’ouvrages.

    Notre association Accessibilité Plus a créé et testé, sur plusieurs réalisations, une méthodologie originale de diagnostic qui s’accompagne d’une garantie de résultat.
    L’économie réalisée est considérable : elle évite la multiplicité de diagnostics plus ou moins sérieux d’autres intervenants travaillant sans méthode ; évitant ainsi un blocage du chantier pour non conformité, générateur de pertes d’exploitation pour les maîtres d’ouvrages.

    Notre objectif prioritaire est la validation de cette méthodologie par les pouvoirs publics et l’Éducation Nationale.

    Enfin, en partenariat avec une douzaine d’industriels, l’un des membres de notre association a conçu et réalisé, (a) un appartement témoin « intergénérationnel » à services intégrés, et (b) une chambre d’hôtel 3 étoiles validée par Tourisme et Handicap.

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